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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/32

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Dans ces conditions, on le voit, il y aurait à éliminer tout d’abord de l’itinéraire les grandes Antilles, Cuba, Haïti, Saint-Domingue, Porto-Rico, puisque les pensionnaires espagnols n’avaient point été classés dans le concours, la Jamaïque, puisque aucun des lauréats n’était originaire de cette colonie britannique, et Curaçao, la hollandaise, pour pareille raison. De même les petites Antilles, qui sont sous la domination vénézolane, ne seraient pas visitées, ni Tortigos, ni Marguerite, ni Tortuga, ni Blanquilla, ni Ordeilla, ni Avas. Donc, les seules îles de la Micro-Antilie où aborderaient les titulaires des bourses de voyage seraient Sainte-Lucie, la Dominique, Antigoa, anglaises, — la Guadeloupe, la Martinique, françaises, — Saint-Thomas, Sainte-Croix, danoises, — Saint-Barthélemy, suédoise, et Saint-Martin qui appartient par moitié à la Hollande et à la France.

Ces neuf îles étaient comprises dans l’ensemble géographique des îles du Vent, auxquelles feraient successivement relâche les neuf pensionnaires d’Antilian School.

Toutefois, personne ne s’étonnera qu’à cet itinéraire il eût été ajouté une dixième île, qui, sans doute, recevrait la plus longue et aussi la plus légitime visite.