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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/310

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Elle leur avait été annoncée par dépêche, et les inquiétudes dues au retard de quelques jours étaient maintenant dissipées. Cependant il s’agissait de tenir les familles au courant, et les lettres écrites ce soir-là, mises le lendemain à la poste, partiraient dans vingt-quatre heures par le courrier d’Europe.

Aucun incident durant la nuit. Rien ne troubla le sommeil de ces jeunes garçons après une telle journée de fatigue. Mais peut-être John Carpenter et Corty rêvèrent-ils que des avaries obligeaient le Fire-Fly à revenir au port… ce qui ne se produisit point, heureusement pour eux.

Le lendemain, dès huit heures, profitant de la marée descendante, l’Alert sortit du port de Marigot à destination de Saint-Barthélemy.

Si la mer était un peu dure, le navire, tant qu’il se tiendrait sous l’abri de l’île, ne serait pas trop secoué. Il est vrai, après avoir repassé devant Philsburg, l’Alert ne serait plus défendu par les hautes falaises de Saint-Martin contre les houles du large. Aussi, à l’ouvert entre les deux îles, reçut-il la lame par le travers, et il y eut même lieu de réduire la voilure afin de ne point trop donner la bande.