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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/308

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Le lendemain, toute la journée fut consacrée à des promenades dans la ville et aux environs.

Deux voitures attendaient les touristes, auxquels M. Anselme Guillon avait voulu servir de guide. Ce qu’ils désiraient visiter, c’était l’endroit même où avait été signé, en 1648, le partage de l’île entre la France et la Hollande.

Il s’agissait de gagner un morne, situé dans l’est de Marigot, et qui porte le nom significatif de montagne des Accords.

Arrivés à destination, les excursionnistes mirent pied à terre au bas du morne et ils en firent l’ascension, sans difficulté d’ailleurs. Et, alors, quelques bouteilles de Champagne, retirées de la caisse des voitures, furent débouchées, puis vidées en souvenir du traité de 1648.

Il est entendu qu’une parfaite union régnait entre ces jeunes Antilians. Peut-être, au fond de l’âme, Roger Hinsdale pensait-il que Saint-Martin et aussi les autres îles devraient être ou seraient un jour colonies anglaises. Mais ce fut une poignée de main fraternelle que se donnèrent Albertus Leuwen, Louis Clodion et Tony Renault, en souhaitant aux deux nations un perpétuel accord.