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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/303

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Martin qu’à Saint-Thomas ou à Sainte-Croix, il n’entendait quitter son bord, et il ne permettrait à aucun de ses hommes de descendre à terre.

« Nous regretterons votre absence, capitaine Paxton, déclara M. Guillon. Le bien que nous ont dit de vous ces jeunes gens, les soins dont ils sont l’objet pendant cette campagne de l’Alert, le désir qu’ils avaient de vous témoigner publiquement leur reconnaissance, ces motifs m’ont encouragé à insister près de vous, et je suis fâché de ne point avoir réussi. »

Pour conclure, Harry Markel s’inclina froidement, et le négociant se fit reconduire au quai.

Il faut avouer que, de même qu’à M. Christian Harboe, le capitaine de l’Alert ne lui laissa pas une impression favorable. Cette physionomie dure et farouche, où toute une existence de violences et de forfaits avait laissé son empreinte, cela était bien pour inspirer l’antipathie sinon la défiance. Mais comment ne pas s’en rapporter aux dires des passagers et de M. Horatio Patterson, lorsqu’ils faisaient l’éloge du capitaine Paxton ?… N’avait-il pas été choisi par Mrs Kethlen Seymour ?… Cette dame ne s’était certaine-