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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/299

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On voit ce qu’il peut rester de Hollandais.

La liberté du trafic est grande à Saint-Martin, et l’autonomie administrative presque complète. De là une véritable prospérité. Que les salines de l’île soient entre les mains d’une compagnie franco-hollandaise, peu importe. Les Anglais ont d’autres branches de commerce à exploiter, plus spécialement tout ce qui concerne les objets de consommation, et leurs comptoirs, bien fournis, sont toujours bien achalandés.

La relâche de l’Alert à Saint-Martin ne dura que vingt-quatre heures, du moins au mouillage de Philsburg.

Là, ni Harry Markel ni aucun des siens n’avaient à craindre d’être reconnus. À tout prendre, ce danger serait plus à redouter aux Antilles anglaises, Sainte-Lucie, Antigoa, la Dominique, où ils devaient se rendre, et plus particulièrement peut-être à la Barbade, résidence de Mrs Kethlen Seymour, où se prolongerait assurément le séjour des boursiers d’Antilian School.

M. Patterson et ses jeunes compagnons n’eurent qu’à se promener dans la longue rue que forme cette ville de Philsburg, dont les maisons s’élèvent sur l’étroite plage de l’ouest, au bord de la mer.