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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/295

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fiance que leur inspirait leur chef se montrait-elle plus grande que jamais. Il leur tardait néanmoins d’en avoir fini avec cette exploration des Antilles !

Au cours de cette navigation contre le vent et la mer, M. Patterson ressentit bien quelque malaise ; mais, le noyau de cerise aidant, il n’eut point trop à se plaindre.

Au surplus, en ces mois de juillet et d’août, les gros mauvais temps ne sont point à redouter, — seulement des orages dus aux fortes chaleurs de la zone tropicale. Le climat de l’Antilie jouit d’une égalité remarquable et les oscillations de la colonne thermométrique ne comprennent que vingt degrés. Sans doute la variation est plus considérable pour les pluies que pour la température, et, s’il est rare que la grêle les accompagne, elles tombent fréquemment avec une torrentielle abondance.

En réalité, les îles de l’archipel exposées aux vents du large ont le plus à souffrir des perturbations atmosphériques. Les autres, telles Sainte-Croix, Saint-Eustache, Saint-Christophe, les Grenadines, baignées par les eaux de la mer des Caraïbes, sont moins visitées par les tempêtes. Du reste, la plupart des ports des îles du Vent s’orien-