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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/291

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enfin un soulèvement des nègres qui alluma l’incendie sur plusieurs points de l’île.

Lorsque l’Alert visita le port de Christiantoed, les rapports entre colons et libérés n’étaient pas définitivement réglés. Toutefois l’île jouissait d’une complète tranquillité et les touristes ne furent jamais gênés dans leurs excursions. Un an plus tard, ils fussent tombés en pleine émeute, et si grave, que la ville natale d’Axel Wickborn fut brûlée par les nègres.

Il convient de remarquer, d’ailleurs, que, depuis sept ou huit ans déjà, la population de Sainte-Croix avait diminué par suite d’une émigration continue qui l’a réduite d’un cinquième.

Pendant la relâche, le gouverneur danois, qui réside alternativement six mois à Saint-Thomas et six mois à Sainte-Croix, séjournait à Saint-Jean, où l’on craignait des troubles. Il ne put donc faire aux jeunes Antilians l’accueil qui les attendait dans toutes les Antilles. Mais il avait recommandé que toutes facilités leur fussent assurées pour l’exploration de l’île, et ses recommandations furent largement suivies.

Aussi, avant de partir, une lettre rédigée par M. Horatio Patterson, et de sa plus