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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/289

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put être considérée comme la plus riche des Antilles. Une culture progressive utilisa le sol jusqu’au sommet des collines. Elle possède trois cent cinquante plantations de cent cinquante arpents chacune, administrées avec un ordre parfait et par un personnel très exercé. Les deux tiers du territoire sont consacrés à la production du sucre, et, année moyenne, on récolte par arpent seize quintaux, sans compter les mélasses.

Après le sucre, le coton donne annuellement huit cents balles expédiées en Europe.

Les touristes suivirent de belles routes, plantées de palmiers, qui mettaient chaque village en communication avec la capitale. Le terrain, incliné en pentes douces vers le nord, se relevait graduellement en gagnant le littoral du nord-ouest jusqu’au mont Eagle, dont l’altitude cote quatre cents mètres.

Il faut l’avouer, à voir cette île si belle, si fertile, Louis Clodion et Tony Renault ne purent éprouver qu’un vif regret : c’était que la France ne l’eût point conservée dans son riche domaine des Antilles. En revanche, Niels Harboe et Axel Wickborn, estimèrent que le Danemark avait fait là une très heureuse acquisition, et ils ne formaient qu’un vœu : c’était que Sainte-Croix, après avoir