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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/283

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mille environ, sur la pente de la montagne qui s’élève en amphithéâtre au bord de la mer.

Là sont disposées, dans une situation délicieuse, les villas des riches colons de l’île, au milieu de ces arbres magnifiques de la zone tropicale. Celle de M. Christian Harboe était l’une des plus confortables et des plus élégantes.

Sept ans auparavant, M. Christian Harboe avait épousé une jeune Danoise appartenant à l’une des meilleures familles de la colonie, et deux petites filles étaient nées de ce mariage. Quel accueil la jeune femme fit à son beau-frère, qu’elle ne connaissait pas encore, et aux camarades de celui-ci qui lui furent présentés ! Quant à Niels, jamais oncle n’embrassa et ne caressa ses nièces avec tant de plaisir et de si bon cœur !

« Sont-elles gentilles !… Sont-elles gentilles !… répétait-il.

— Et comment ne le seraient-elles pas ? déclara M. Horatio Patterson, talis pater… talis mater… quales filiæ ! »

Et la citation eut l’approbation générale.

Les jeunes passagers et lui furent donc installés dans la villa, assez vaste pour leur offrir à tous de confortables chambres. Là ils