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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/279

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Puis, se tournant vers Harry Markel :

« Quant à vous, capitaine Paxton, vous me permettrez de vous adresser, au nom de toutes les familles de ces jeunes passagers, de sincères remerciements pour les soins…

— Remerciements légitimement dus au capitaine Paxton, se hâta d’ajouter M. Patterson. Quoique la mer nous ait éprouvés, moi plus que personne, horresco referens ! il faut reconnaître que notre brave capitaine a fait tout ce qui dépendait de lui pour nous rendre la traversée aussi douce qu’agréable… »

Il n’était pas dans la nature d’Harry Markel de se dépenser en compliments et politesses. Peut-être même, M. Christian Harboe, dont le regard s’attachait à lui, le gênait-il. Aussi, faisant une légère inclination de tête, il se contenta de répondre :

« Je ne vois aucun empêchement à ce que les passagers de l’Alert acceptent l’hospitalité que vous leur offrez, monsieur, à la condition toutefois de ne point prolonger la relâche au-delà du délai fixé…

— C’est entendu, capitaine Paxton, reprit M. Christian Harboe. Et maintenant, dès aujourd’hui, si vous voulez bien venir dîner à la maison avec mes hôtes…

— Je vous remercie, monsieur, dit Harry