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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/275

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Elles sont désignées sous les noms de Saint-Thomas, Saint-Jean, Sainte-Croix. Dans la première était né l’un des jeunes boursiers, le sixième lauréat du concours d’Antilian School, Niels Harboe.

C’est devant cette île que Harry Markel allait jeter l’ancre le matin du 26 juillet, après une heureuse traversée dont la durée avait été de vingt-cinq jours. À partir de ce point, l’Alert n’aurait plus qu’à descendre vers le sud pour relâcher dans les autres îles.

Si Saint-Thomas est de dimensions restreintes, son port est excellent d’abri et de tenue. Cinquante navires de grand tonnage peuvent y mouiller à l’aise. Aussi les flibustiers anglais et français ne laissèrent-ils de se le disputer à l’époque où les marines européennes luttaient sur ces parages et se prenaient, se reprenaient, s’arrachaient les îles de l’Antilie, comme des fauves voraces font d’une proie qui excite leur convoitise.

Christian Harboe habitait Saint-Thomas, et les deux frères n’avaient pas eu l’occasion de se revoir depuis plusieurs années. Avec quelle impatience tous deux attendaient l’arrivée de l’Alert, on le comprend.

Christian Harboe était l’aîné de onze ans. Seul parent que Niels eût dans l’île, il