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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/269

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lis ou de tangage un peu plus violent lui causait quelque malaise. Il avait même pu réoccuper sa place à table et se débarrasser du noyau de cerise qu’il persistait à garder dans sa bouche.

« Vous avez raison… monsieur, lui répétait Corty. Il n’y a encore que cela contre le mal de mer…

— Je le pense, mon ami, répondait le mentor, et, par bonheur, je suis abondamment pourvu de ces noyaux antipélagalgiques, grâce à la prévoyante Mrs Patterson. »

La journée s’acheva ainsi. Après avoir éprouvé les impatiences du départ, les jeunes lauréats éprouvaient les impatiences de l’arrivée. Il leur tardait d’avoir mis le pied sur la première île des Antilles.

Du reste, aux approches de l’archipel, des navires assez nombreux, steamers ou voiliers, animaient la mer : ceux qui cherchaient à gagner le golfe du Mexique à travers le détroit de la Floride, et ceux qui en sortaient pour rallier les ports de l’Ancien Continent. Pour ces jeunes garçons, quelle joie de les signaler, de les croiser, d’échanger des saluts avec les pavillons anglais, américains, français, espagnols, les plus habitués de ces parages !