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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/215

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rait sans risques gagner les parages du Pacifique.

Mais voici que le plan de cet audacieux malfaiteur venait d’être tout à coup modifié. Ce qu’il voulait, à présent, c’était conduire le trois-mâts à destination, naviguer dans les mers antiliennes, accomplir jusqu’au bout le voyage projeté, laisser ces jeunes garçons toucher, à la Barbade, la prime qui complétait leur bourse de voyage, et ne les jeter à la mer qu’après le départ des Antilles.

Il y avait cependant grand danger à procéder de la sorte. Ce fut l’avis de quelques-uns, entre autres celui de Corty, bien qu’il se montrât très sensible à l’apport de l’argent. Ne se pouvait-il pas que le capitaine Paxton fût connu dans quelque île de l’Antilie, ou du moins l’un des hommes ?… Il est vrai, du reste, c’était chose admissible que l’équipage de l’Alert eût subi des changements avant son départ pour le voyage des Antilles.

« Soit, fit observer Corty, un ou deux matelots… Mais, le capitaine Paxton… comment, expliquer son absence ?…

— Ce serait impossible, en effet, répondit Harry Markel. Heureusement, en lisant les papiers de Paxton, je me suis assuré qu’il