Ouvrir le menu principal

Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/212

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


« Tout le monde sur le pont ! »

Ce commandement d’Harry Markel interrompit le mentor, au moment où les hurras allaient accueillir sa véridique histoire. Aucun des passagers ne se fût dispensé d’assister aux manœuvres de l’appareillage.

Le vent paraissait bien établi, une brise moyenne qui soufflait du nord-est.

Déjà quatre hommes étaient au cabestan, prêts à virer, et les passagers se placèrent aux barres pour leur venir en aide. De son côté, John Carpenter et plusieurs matelots s’occupaient à larguer les huniers, les perroquets, les focs, les basses voiles, puis à hisser les vergues, afin de les amurer et les border dès que l’on serait à pic.

« Dérapez », ordonna un moment après Harry Markel.

Les derniers tours du cabestan firent remonter l’ancre à son bossoir, où elle fut traversée.

« Amurez et bordez partout, commanda Harry Markel, puis cap au sud-ouest. »

L’Alert, ayant pris de l’erre, commença à s’éloigner de Roberts-Cove, tandis que les jeunes garçons arboraient le pavillon britannique en le saluant de leurs hurras.

M. Horatio Patterson se trouvait alors près