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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/209

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l’estomac de digérer, et l’économie vitale en ressentira les plus heureux effets ! »

Rien d’aussi juste, et M. Patterson ne pouvait avoir qu’un regret : c’est que ni Horace ni Virgile ni aucun poète de l’ancienne Rome n’eussent rédigé cet aphorisme en vers latins.

Ainsi se passa ce dîner au dernier mouillage de l’Alert et dans des conditions qui n’avaient point obligé Wagah à installer la table de roulis.

C’est pourquoi, au dessert, Roger Hinsdale, s’adressant à ses camarades, porta la santé du capitaine Paxton, en regrettant qu’il ne dût point présider aux repas du carré. Quant à Niels Harboe, il émit le vœu que l’appétit ne leur manquât pas pendant toute la traversée…

« Et pourquoi l’appétit nous ferait-il défaut ?… répliqua le mentor, un peu animé par un verre de porto. Est-ce qu’il ne sera pas incessamment renouvelé par le grand air salin des océans ?…

— Eh ! eh ! dit Tony Renault, en le regardant d’un œil ironique, ne faut-il pas compter avec le mal de mer !…

— Peuh !… fit John Howard, on en est quitte pour quelques nausées.