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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/206

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taine Paxton la promesse de les prévenir lorsque le moment serait venu de virer au cabestan.

Inutile de dire que Tony Renault rapportait toujours une réponse favorable à ses camarades, non moins impatients que lui. Le départ de l’Alert s’effectuerait sans autre retard, mais pas avant sept heures et demie, au renversement de la marée, et le jusant le porterait rapidement au large.

Ainsi, les passagers avaient tout le temps de dîner sans être obligés de mettre les morceaux doubles, — ce qui eût vivement contrarié M. Horatio Patterson. Non moins soucieux de la bonne administration de ses affaires que de celle de son estomac, il conduisait ses repas avec une sage lenteur, ne mangeant qu’à petites bouchées, ne buvant qu’à petites gorgées, ayant toujours soin de bien mâcher les aliments avant de les laisser s’introduire dans le canal musculo-membraneux du pharynx.

Et souvent il répétait, à l’édification des pensionnaires d’Antilian School :

« C’est à la bouche qu’est dévolue la tâche du premier travail… Elle a des dents faites pour la mastication, tandis que l’estomac en est privé… À la bouche de broyer, à