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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/205

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chine qu’est le navire capable de résister à toutes les fureurs de la mer ! »

Ce qu’il y eut de particulier, et ce qui causa un sensible plaisir à M. Horatio Patterson, c’est que le steward avait l’air de le comprendre, même lorsqu’il lui échappait quelque citation latine. Aussi ne tarissait-il pas en éloges sur ledit Wagah, et il n’y avait aucune raison pour que ses jeunes compagnons ne le crussent pas sur parole.

Le dîner fut aussi joyeux que le déjeuner l’avait été, et, on voudra bien l’admettre, aussi bon que convenablement servi. De là, nouveaux éloges à l’adresse du cuisinier Ranyah Cogh, où les mots de potus et cibus s’entremêlèrent dans les superbes phrases de M. Horatio Patterson.

Du reste, il faut l’avouer, malgré les observations du digne économe, Tony Renault, que son impatience rendait instable, quitta fréquemment le carré afin de voir ce qui se passait sur le pont où s’occupait l’équipage. La première fois, ce fut pour observer si le vent se maintenait en bonne direction, la seconde pour s’assurer s’il prenait de la force ou tendait à calmir, la troisième pour voir si l’on commençait les préparatifs de l’appareillage, la quatrième pour rappeler au capi-