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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/204

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Le jour même, causant avec lui, s’inquiétant de tout ce qui concernait l’Alert et son personnel, M. Patterson avait été amené à parler d’Harry Markel. Peut-être trouvait-il « le commandant » — c’est ainsi qu’il le désignait — un peu froid, un peu réservé, et d’un caractère peu communicatif, en somme.

« C’est justement observé, monsieur Patterson, lui avait répondu Wagah. Il est vrai, ce sont là des qualités sérieuses pour un marin… Le capitaine Paxton est tout à son affaire… Il sait quelle est sa responsabilité, et ne pense qu’à bien remplir ses fonctions… Vous le verrez à l’œuvre, si l’Alert est aux prises avec le mauvais temps !… C’est un des meilleurs manœuvriers de notre flotte marchande, et il serait capable de commander un bâtiment de guerre tout autant que sa Seigneurie le premier lord de l’Amirauté…

— Juste réputation dont il jouit à bon droit, Wagah, avait répondu M. Horatio Patterson, et c’est en ces termes élogieux qu’on nous l’a dépeint ! Lorsque l’Alert a été mis à notre disposition par la généreuse Mrs Kethlen Seymour, nous avons appris ce que valait le capitaine Paxton, ce Deus, je ne dirais pas ex machina, mais ce Deus machinæ, le Dieu de cette merveilleuse ma-