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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/198

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— Ce soir, déclara Harry Markel, si nous ne sommes pas à cinq ou six milles dans le sud de Roberts-Cove, j’en serai bien surpris…

— Et moi, plus vexé que surpris ! répliqua John Carpenter. Mais voici deux de nos passagers qui viennent te parler…

— Qu’ont-ils à me dire ?… » murmura Harry Markel.

Magnus Anders et Tony Renault — les deux novices, comme les désignaient leurs camarades — venaient de quitter la dunette, se dirigeant vers le gaillard d’avant, au bas duquel causaient Harry Markel et John Carpenter.

Ce fut Tony Renault qui prit la parole et dit :

« Capitaine Paxton, mes camarades nous envoient, Magnus et moi, vous demander s’il n’y a pas d’indices d’un changement de temps…

— Assurément, répondit Harry Markel.

— Alors il est possible que l’Alert appareille ce soir ?… dit Magnus Anders.

— C’est possible, et c’est même de cela que nous parlions, John Carpenter et moi.

— Mais, reprit Tony Renault, ce ne serait que dans la soirée sans doute ?…