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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/197

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naient à l’avant. Par précaution, ils ne voulaient point se montrer sur la dunette, où ils auraient pu être aperçus et reconnus, soit de la falaise, soit même du rivage, bordé d’un semis de roches noirâtres.

« Il y a du vent là-dedans !… dit le maître d’équipage, en tendant la main dans la direction de Roche-Pointe.

— Je le crois… répondit Harry Markel.

— Eh bien, s’il se décide à souffler, nous n’en perdrons pas une prise… capitaine Paxton… oui, capitaine Paxton !… Ne faut-il pas que je m’habitue à t’appeler ainsi… au moins pour quelques heures ?… Demain… cette nuit même, j’espère bien que tu redeviendras définitivement le capitaine Markel, commandant… Ah ! à propos, je chercherai un nom pour notre navire !… Ce n’est pas l’Alert qui recommencera nos campagnes dans les mers du Pacifique !… »

Harry Markel, qui n’avait point interrompu son compagnon, demanda :

« Tout est prêt pour l’appareillage ?…

— Tout, capitaine Paxton, répliqua le maître d’équipage. Il n’y a qu’à lever l’ancre et à larguer les voiles ! Il ne faudra pas grande brise à un navire aussi fin de l’avant, aussi relevé de l’arrière pour se déhaler rapidement…