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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/178

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Et, à Queenstown, lorsque les sémaphores annonceront que le navire est retenu par les calmes, es-tu sûr que des amis ne viendront pas leur apporter un dernier adieu ?… Et que se passerait-il, quand on ne les trouverait plus à bord ?…

— Avoue, Harry, que c’est assez improbable ! »

Improbable, en effet ; possible, après tout ! Que, le lendemain, l’Alert fût encore sous la terre, pourquoi ne serait-il pas accosté par quelque embarcation de promeneurs ?… Cependant les compagnons d’Harry Markel ne semblaient point devoir se rendre à ces raisons. Et la nuit ne s’achèverait pas sans avoir amené le dénouement de cet épouvantable drame.

La soirée s’avançait et sa fraîcheur reposait des accablantes chaleurs d’une chaude journée. Après huit heures, le soleil disparaîtrait sous un horizon sans nuages, et rien ne permettait de croire à une prochaine modification dans l’état de l’atmosphère.

Les jeunes garçons étaient réunis sur la dunette, peu pressés de descendre dans le carré. Dès qu’il leur eut souhaité le bonsoir, M. Patterson regagna sa cabine et procéda minutieusement à sa toilette de nuit.