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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/166

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conduits au port, et ils promettaient d’être revenus avant le soir.

« Voyons, capitaine, reprit M. Patterson, c’est au maître après Dieu que nous adressons notre supplique…

— Ce serait bien volontiers que j’y consentirais, répondit Harry Markel d’un ton un peu rude. Mais je ne le puis… Nous sommes au jour fixé pour le départ… Si peu qu’il y ait de vent, et même, s’il le faut, rien qu’avec la marée descendante, j’espère sortir de la baie de Cork…

— Cependant, fit observer Louis Clodion, puisque nous ne pourrons faire route, une fois dehors ?…

— Nous mouillerons près de terre pour éviter le flot, répondit Harry Markel, et, du moins, l’Alert aura quitté l’anse Farmar… Si le vent se lève, comme je le pense, c’est en mer que nous le rencontrerons plutôt que dans cette anse, qui est très abritée… »

Ces raisons étaient assez plausibles, et, en somme, il convenait de s’en rapporter au capitaine.

« Je vous prie donc, messieurs, ajouta-t-il, de renoncer à votre projet d’aller à terre… ce serait risquer peut-être de perdre une marée.

— C’est entendu, capitaine, répondit