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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/154

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quelques autres, ne pouvant réprimer un mouvement de dépit.

— Cependant… chers élèves… »

On discuta, et le résultat de la discussion fut que l’on irait à l’hôtel pour la nuit, et que dès l’aube, à la marée descendante, l’embarcation retenue transporterait les passagers à l’anse Farmar.

En outre, M. Patterson fit cette réflexion, on ne peut plus naturelle chez un comptable : à s’installer à bord, les dépenses d’hôtel seraient évitées, et cela en valait la peine. Au surplus, rien n’empêcherait de revenir à Queenstown et à Cork, si le départ devait être reculé de quelques jours, faute de vent.

M. Patterson et les lauréats se firent donc conduire à un hôtel situé sur le quai. Ils se couchèrent, ils dormirent d’un bon sommeil, et, le lendemain, après un premier déjeuner, thé et sandwiches, ils prirent place dans le canot qui devait les conduire à bord de l’Alert.

On ne l’a point oublié, la brume s’était dissipée à ce moment. Aussi, dès que l’embarcation se fut avancée d’un mille, l’anse Farmar apparut au détour d’une pointe qui la limitait au nord.

« L’Alert !… s’écria Tony Renault, mon-