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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/153

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M. Patterson ne crut pas devoir y consentir. On ne serait pas en retard en se présentant le lendemain au capitaine Paxton, puisque le départ avait été fixé au 30 juin. Très certainement, les lauréats n’étaient point attendus avant cette date.

Puis la soirée s’avançait… Dix heures sonnaient aux horloges de Queenstown… Nul doute que le capitaine Paxton et son équipage ne fussent couchés déjà… À quoi bon les réveiller ?…

« Eh ! s’écria Tony Renault, si nous étions à bord, peut-être l’Alert lèverait-il l’ancre cette nuit même ?…

— N’en croyez rien, mon jeune monsieur, déclara le marin. Il est impossible d’appareiller, et qui sait si ces calmes ne dureront pas quelques jours encore…

— Vous pensez, monsieur l’homme de mer ?… demanda M. Patterson.

— C’est à craindre…

— Eh bien, dans ce cas, reprit M. Patterson, mieux vaudrait peut-être nous installer dans un hôtel de Cork ou de Queenstown jusqu’au moment où un vent favorable gonflerait nos voiles…

— Oh ! monsieur Patterson… monsieur Patterson !… s’écrièrent Magnus Anders et