Ouvrir le menu principal

Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/136

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qu’il fît ses préparatifs pour mouiller en cet endroit.

Que voulait le capitaine du Concordia ?… Pourquoi cette manœuvre ?… Avait-il reconnu l’Alert, lu son nom au tableau d’arrière ?… Avait-il eu des rapports avec le capitaine Paxton et désirait-il communiquer avec lui ?… Allait-il mettre une de ses embarcations à la mer et venir à bord du trois-mâts ?…

On imaginera sans peine à quelles inquiétudes furent en proie Henry Markel, John Carpenter, Corty et leurs complices. Décidément mieux eût valu abandonner le navire pendant la nuit, puisqu’il n’avait pu prendre le large, se disperser à travers la campagne, atteindre une partie du comté plus sûre que les environs de Queenstown, où les constables devaient être à la poursuite des fugitifs.

À présent, il était trop tard.

Toutefois, Harry Markel, prenant la précaution de ne point se montrer sur la dunette, se tint à la porte du carré, de façon à être caché par les bastingages.

En ce moment, l’Alert fut hélé en ces termes par un des matelots du Concordia :

« Ohé !… de l’Alert… Le capitaine est-il à bord ?… »