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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/124

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divers papiers, il s’assit devant la table, gardant tout ce sang-froid dont il avait donné tant de preuves au cours de sa vie d’aventures.

Ces papiers divers, on le comprendra, étaient en règle, puisque l’appareillage devait s’effectuer le lendemain. En consultant le rôle d’équipage, Harry Markel put s’assurer que tous les matelots étaient présents lorsque le navire avait été surpris. Il n’y avait donc pas à craindre que quelques-uns d’entre eux, en corvée ou en permission à Queenstown, ne revinssent à bord. L’équipage avait bien été massacré jusqu’au dernier homme.

Harry Markel, en vérifiant le livre de la cargaison, constata également qu’en viande conservée, en légumes secs, en biscuits, en salaisons, en farine, etc., le navire était approvisionné pour au moins trois mois de navigation. Quant à la somme d’argent que contenait la caisse de la cabine, elle s’élevait en chiffres ronds à six cents livres[1].

Maintenant, Harry Markel pensa qu’il avait intérêt à connaître les voyages du capitaine Paxton sur l’Alert. En effet, au cours de ses traversées futures, il importait que le bâti-

  1. 15,000 francs.