Page:Verlaine - Les Poètes maudits, 1888.djvu/89

Cette page n’a pas encore été corrigée


LES POÈTES MAUDITS 69 que Lamartine éclatât et qui sont, nous y insistons, du Parny chaste et si paisible ! supérieur en ce genre tendre ! Dieu, qu’il est tard ! quelle surprise ! Le temps a fui comme un éclair. Douze fois Theure a frappé l’air Et près de toi je suis encore assise, Et loin de pressentir le moment du sommeil, Je croyais voir encore un rayon de soleil. Se peut-il que déjà l’oiseau dorme au bocage? Ah ! pour dormir il fait si beau ! Garde-toi d’éveiller notre chien endormi ; Il méconnaîtrait son ami Et de mon imprudence il instruirait ma mère. Écoute la raison : va-t’en, laisse ma main; Il est minuit... Est-ce pur ce « laisse ma main », est- ce amoureux cet « il est minuit », après ce rayon de sdleil qu’elle croyait voir encore! Laissons, en soupirant ! la jeune fille. La femme, nous l’avons entrevue plus haut, quelle femme! L’amie, ô l’amie! les vers sur la mort de madame de Girardin ! Lamortvientdefermerlesplusbeauxyeuxdumonde.