Page:Verlaine - Les Poètes maudits, 1888.djvu/84

Cette page n’a pas encore été corrigée


r^

LES POÈTES MAUDITS 

Autrefois, Tamitié, les charmes de Vétude Remplissaient sans effort mes paisibles loisirs. Oh ! quel est donc l’objet de mes vagues désirs ? Je rignore et le cherche avec inquiétude. Si, pour moi, le bonheur n*était pas la gatté. Je ne le trouve plus dans la mélancolie; Mais si je crains les pleurs autant que la folie, Où trouver la félicité? Elle s’adresse ensuite à sa c Raison », l’adjurant et Fabjurant ensemble, si gen- timent! Du reste nous admirons pour notre part ce monologue à la Corneille qui serait plus tendre que du Racine mais digne et fier comme le style des deux grands poètes avec un tout autre tour. Entre mille gentillesses un peu mièvres, jamais fades et toujours étonnantes, nous vous prions d’admettre dans cette rapide promenade quelques vers isolés exprès pour vous tenter vers l’ensemble : Cache-moi ton regard plein d’âme et de tristesse.