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LES POÈTES MAUDITS 61 RENONCEMENT Pardonnez-moi, Seigneur, mon visage attristé... M ais, sous le f ront j oyeux, vous aviez mis les larmes : Et de vos dons, Seigneur, ce don seul m*est resté. C’est le moins envié; c’est le meilleur, peut-être. Je n’ai plus à mourir à mes liens de fleurs. Ils vous sont tous rendus, cher auteur de mon être. Et je n*ai plus à moi que le sel de mes pleurs... Les fleurs sont pour l’enfant, le sel est pour lafemmel Faites-en l’innocence et trempez-y mes jouçs. Seigneur, quand tout ce sel aura lavé mon ftme, Vous me rendrez un cœur pour vous aimer toujours. Tous mes étonnements sont finis sur la terre. Tous mes adieux sont faits» l’&me est prête à jaillir Pour atteindre à ses fruils protégés de mystère Que la pudique mort a seule osé cueillir. O Sauveur ! Soyez tendre au moins à d’autres mères Par amour pour la nôtre et par pitié pour nous. Baptisez leurs enfants de nos larmes améres ’ Et relevez les miens tombés à vos genoux. Comme celte tristesse surpasse celle A:olymino et d’à OLympiOy quelque beaux (le dernier surtout) que soient ces deux

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