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86 LES POÈTES MAUDITS -^^— ’ I -III- IWIL -L___M. ront se régaler de cette chose patriotique mais patriotique bien, et que nous goûtons fort quant à nous ,mais ce n’est pas encore ça. Nous sommes fier d’offrir à nos contem- porains intelligents bonne part de ce riche gâteau, du Rimbaud ! Eussions- nous consulté Rimbaud (dont nous ignorons l’adresse, aussi bien vague immensément) il nous aurait, c’est pro- bable, déconseillé d’entreprendre ce travail pour ce qui le -concerne. Ainsi, maudit par lui-même, ce Poète Maudit ! Mais l’amitié, la dévotion litté- raires que nous lui vouerons toujours nous ont dicté ces lignes, nous ont fait indiscret. Tant pis pour lui! Tant mieux, n’est-ce pas? pour vous. Tout ne sera pas perdu du trésor oublié par cephis qu’insouciant possesseur, et si c’est un crime que nous commettons, feliœ culpa^ alors! Après quelque séjour à Paris, puis di- verses pérégrinations plus ou moins ef- frayantes, Rimbaud vira de bord et travail- la (lui !) dans le naïf, le très et Texprès trop simple, n’usant plus que d’assonances, de mots vagues, de^phrases enfantines oupo- r