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Page:Verlaine - Les Amies, 1868.djvu/13

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PRINTEMPS




Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d’innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d’une voix douce :

« Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton enfance est une charmille ;
Laisse errer mes doigts dans la mousse
Où le bouton de rose brille.