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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/80

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L'ÉCOLIÈRE

II


Je t’apprendrai, chère petite,
Ce qu’il te fallait savoir peu
Jusqu’à ce présent où palpite
Ton beau corps dans mes bras de dieu :

Ta chair si délicate est blanche,
Telle la neige et tel le lys ;
Ton sein aux veines de pervenche
Se dresse en deux arcs accomplis ;

Quant à ta bouche, rose unique,
Elle appelle mon baiser fier ;
Mais sous le pli de la tunique,
Rit un baiser encor plus cher.