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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/78

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VIEILLES
« BONNES CHANSONS »[1]

1869-1870.

VŒU FINAL

I


Ô l’Innocente que j’adore
De tout mon cœur, en attendant
Qu’à ce bonheur timide encore
S’ajoute le Plaisir ardent,

Vienne l’instant, ô Innocente,
Où, sous mes mains libres enfin,
Tombera l’armure impuissante
De la robe et du linge fin ;

  1. Ces trois pièces sont écrites de la main de Verlaine sur papier d’hôpital, sans autre indication de date que ce 1869-1870. Pourtant ce ne doit pas être une copie d'anciens vers car il y a des corrections et des surcharges. Le papier d’hôpital porte la mention de série Be-24, la même que la feuille où est écrite le Frontispice pour un livre nouveau qui, lui, est daté du 7 septembre 1894, hôpital Bichat. Ces trois pièces ont donc été faites ou récrites de mémoire vers Septembre 1894. Elles sont destinées au volume : Varia.