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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/54

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III


Pour une fête.


Impériale, puisque Eugénie ! et très douce
Puisqu’elle-même et très royale, puisque moi !
Sa colère est ma reine et sa loi c’est ma loi,
Sa colère, et non son caprice, jamais roi !

Maintenant, pourquoi ces ires, que je repousse
Comme il faut de mon cœur irritable pourtant,
Trahiraient-elles d’un symptôme inquiétant
Les rimes que je fais pour elle en cet instant ?

Est-ce sa faute ou de la mienne ? Ah, de la mienne !
On s’aime bien, on devrait être mien et tienne
Au lieu de ce ménage à trois… dont le Soupçon,

Le soupçon et sa femelle la Jalousie,
Autre monstre accoudé sur la table choisie,
Qu’il faut enfin chasser sans trop plus de façon.