Ouvrir le menu principal

Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/397

Cette page a été validée par deux contributeurs.
387
comme ça

aux brelans et aux pharaons les plus vertigineux ! Un train de vie que n’interrompit certes pas la mort du colonel, emporté en un tour de main par le trousse-galant, après environ un an de mariage.

Un jour, cette existence d’orgies de toutes sortes, soit lassitude, soit surexcitation, tourna, sans cesser, à une espèce de misanthropie qui lui fit détester ses amants, légèrement traités jusqu’ici. Et c’est ainsi qu’elle devint coquette jusqu’à la coquinerie.

Tout ce qu’on raconte sur elle à cette époque !

N’aurait-elle pas mis aux prises deux de ses favoris et leurs témoins non moins distingués d’elle, et trois sur les quatre n’étaient-ils pas restés sur le terrain, tandis que l’autre se retirait éclopé pour la vie, ce qui n’eût rien été si la scélérate n’avait, le jour même, dans des rendez-vous savamment espacés, donné le gage suprême à quatre autres de ses adorateurs évincés jusque-là !

N’allait-on pas lui attribuant en outre ce mot dit entre deux succès de Rosolio, quelque temps après, une fois qu’on lui remémorait cette huit fois criminelle équipée :

— Dame ! ne fallait-il pas assurer mes derrières !

Elle passait aussi pour mal conseiller les jeu-