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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/371

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comme ça

vers beaucoup de gens et dans i une foule de circonstances, mais en somme des torts très réparables ou tout au moine point irréparables. Ce qui avait principalement gâté sa vie, c’étaient ses torts envers lui-même, sa paresse d’esprit ou, si l’on veut, sa hauteur d’esprit, ses négligences, ses dédains si vous préférez, et les timidités de son excessive délicatesse brusquement révoltée par moment, et alors muée en un donquichottisme agressif tout à fait désagréable et même nuisible. Partant, beaucoup d’amis devenus froids ou hostiles. Quelques-uns restés pourtant très fidèles ceux-là tout dévoués, car ils connaissaient l’excellent, le rare homme que c’était au fond avec ses terribles défauts et moyennant quelques vices. Ses principaux ennemis et anciens adversaires, cohéritiers ou compétiteurs, constituaient sa plus proche famille et sa belle-famille, car il avait été marié, se trouvant, pour ainsi dire, mais absolument, veuf par suite des légalités bizarres de la minute sociale où nous nous trouvons. Pour faire court, à ses embarras d’argent s’ajoutaient d’inimaginables mauvaises positions partout, toujours et dans tous les sens. Guère possibilité de se retourner de quelque côté que ce fût, moins encore moyen pour ses susceptibilités et ses angles de caser nulle part sa bien naturelle ensuivante espèce de