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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/355

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LA MAIN DU MAJOR MULLER


conte


— Ah ! ce Hans avec ses théories !…

Ceci était, comme un chœur discord, exclamé par dix ou quinze Maisons-moussues : la pipe de faïence aux dents et, en face d’eux, sur la table de chêne de la taverne, d’immenses hanaps pleins de bière de Bock.

L’étudiant ainsi interpellé se trouvait être un grand jeune homme très barbu et très chevelu sous l’incommutable petite casquette de velours, et vêtu de la redingote à brandebourgs, de la culotte de peau et des huiles à la Souvarow : mais son visage pâle et toute sa figure, plus déliés qu’il n’était de coutume dans cette assemblée de futurs docteurs un peu épais, dénotaient un esprit, peut-être une âme supérieurs.

— Ne riez, pas, Messieurs, dit-il, et, tenez, à