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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/352

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histoires

taine douceur précise et lente, ces trois syllabes en se rengorgeant un peu, la poitrine renflée et montant dans une voluptueuse pandiculation qui lui retournait mignardement ses toutes petites mains.

Et elle ponctua ce « quoi qu’on die » de sa façon par un bon retard d’une grosse heure à le quitter.

Ces visites prirent place dorénavant tous les deux ou trois jours en moyenne, s’espacèrent ensuite plus ou moins par semaines. Puis X. eut à faire un voyage d’un certain temps et, quand il fut de retour, Marie n’allait plus chez le logeur avec qui elle s’était brouillée pour des raisons peu intéressantes. Déshabitué, il n’y pensa guère et, bien qu'en étant déshabitué, accoutumé à la fréquentation de ce genre de femmes, il en vit des demi-douzaines et des douzaines d’autres, de tout poil et de toute plume, des rieuses, des moroses, des habillées et d’autres. Ça l’amusa, mais ce n’était plus Marie, et il se la remémorait quand il la rencontra dans un restaurant voisin où elle mangeait seule. Il s’attabla près d’elle et elle lui raconta que Célestin et elle s’étaient lâchés, qu’elle refaisait la noce et que ça marchait bien maintenant, assez bien en vérité. Dans la soirée elle lui proposa d’aller avec elle et ils montèrent dans un « hôtel » à passe, ou, après