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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/350

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histoires

d’à peu près la moitié de ces derniers mois, juste ce que j’ai mangé chez eux. Parce que j’emporte mon linge ? Mais il est payé, mon linge !

Et elle s’échauffait presque, comme par habitude… X. l’eût cru avec Célestin.

Elle approcha du lit et le baisa au front on s’en allant, lui disant :

— À demain vers midi, je viendrai prendre le café. Au revoir, bonne nuit.

Le lendemain, elle vint prendre le café et passa le reste de la journée, dîner payé par elle compris, jusqu’à minuit, heure à laquelle elle se rhabillait, quand X. :

— Et où vas-tu comme ça ? Elle :

— Chez nous, parbleu, chez…

— Chez Célestin ?

— Eh bien ! oui, chez Célestin. C’était de lui tout ce que je te disais hier.

— Et il accepte que tu sortes comme ça ?

— Tu t’en plains ?

— Non, mais…

— Tu trouves ça maquereau, dis la vérité.

— Ma foi !…

— Que veux-tu ? Aussi son ouvrage ne va pas toujours. Il me gronde parfois tout de même de sortir. Ah ! je l’aime bien, je te l’avoue. C’est l’homme qu’il me faut. Je te dis, toi, tu es trop