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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/334

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histoires


— Oui.

— Non.

— Eh bien, ni moi non plus.

— Alors si on soupait ?

On soupa sur une petite table toute servie que Marie approcha du lit d’où X. mangea sur ses coudes. Pâté de foie gras et bordeaux. Quand ce fut fini, Marie ôta son fichu, puis sa pèlerine, et remit la table dans son coin.

— Ouf, qu’il fait chaud ! dit-elle, mais j’ai froid aux pieds, et elle délit ses bottines, faisant mine de se chauffer fort au foyer qui baissait.

— Marie, venez donc, j’ai quelque chose à vous dire.

— Me voici. Quoi ?

— À l’oreille.

L’oreille fut vite à la portée de la bouche qui la baisa par derière. Puis des mains d’X. l’une soutint les reins et environs, l’autre dégrafa la robe, et le corset. Marie se défendait peu. Soudain elle fit tomber corset et robe, ôta ses bas, alla s’assurer si la porte était bien fermée à double tour, revint vers X., rejeta les couvertures et le drap à moitié, mit un genoux dans le lit et dit :

— Zut, j’ai froid. Allons, houste ! souffle la camoufe !

X. obtempéra.