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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/321

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MES SOUVENIRS DE LA COMMUNE


Dès le matin les affiches blanches, s’il vous plaît, du « Comité Central de la Garde Nationale » avaient averti la population parisienne de cette nouvelle victoire de la « vraie démocratie » ; proclamations vraiment point trop mal tournées, et signées — enfin ! — de noms absolument nouveaux, tels que Camélinat, etc. On y lisait des choses véritablement raisonnables à côté d’insanités presque réjouissantes. Pour mon compte, je fus emballé, tout jeune que j’étais pour ainsi dire encore et frais émoulu, entre deux poèmes parnassiens, ô qu’impassibles ! — des réunions publiques, et naïves d’ailleurs, des temps tout proches de l’Empire. Et puis c’était franc, nullement logomachique et d’une langue très suffisante dans l’espèce. Bref, j’approuvai, du fond de mes lectures révolutionnaires plutôt hé-