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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/294

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souvenirs

resse en toute vérité. Debout, dormeur éveillé, pique-toi de scrupules, secoue tes sécurités folles, vis de la vie, non de cette lente mort morale, intellectuelle, morale et civique. Allons, c’est ça, du courage, des résolutions, sapristi !

— Mi-a-ou…

— Tiens, le chat qu’on aura renfermé tout à l’heure en sortant de m’apporter mon dîner ! Bah, on va revenir pour remporter les dessertes. Tais-toi, chat. — C’est ça, des résolutions. La première, de guérir, de ceci, qui n’est rien et qui ne demande plus que du régime. S’abstenir de boisson, ô la boisson ! et du reste, imbécile ! Est-ce étant presque infirme, avec un système rhumatisant que… ? Mais la chair est si faible et tu trouves encore et toujours ça si bon ! C’était bien la peine d’avoir eu ta grande crise de vertu, que peu d’hommes eussent soutenue, après ton sang en route de par les fredaines de ta jeunesse pour en arriver à cet ithyphallisme un peu honteux à ton âge plus que mûr. Allons, d’abord ça, hein ?

— Miaou…

— Ah oui, les formes blanches, aux fuites d’ambre et d’ombre, les odeurs despotiques, insinuantes, bonnes toutes, la fraîcheur et la chaleur et la moiteur et les satins tissus, puis les défilés et les frisés blancs et rosés et noirs et