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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/293

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MI-A-OU


Une chambre de malade. Un feu s’éteignant. De grands rideaux autour d’un lit et le long d’une vaste fenêtre. Une bougie encore fumante d’avoir été soufflée. Le malade bien chaudement couché, se parle, entre liant et bas.

T’is the turning point. Il n’y a pas à dire, il faut changer de vie, ou rien ! Ceci est providentiel ou il n’y a pas de Providence, et il y en a une. Les événements amenés par tes imprévoyances et ceux d’un hasard malveillant conspirent tous à ce but. Oui, mon vieux, c’est ainsi c’est bien ainsi. Et tout d’abord il faut renoncer à ce rêve où tu te berces, depuis l’instant lunaire où s’alluma ta raison, à cette paresse d’irresponsabilité, crue par autrui. Naïveté, par toi, sciemment ou non, considérée comme timidité, mais paresse pure et simple et coupable, pa-