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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/286

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souvenirs

qu’il a été indiqué plus haut, un cœur d’or. Et c’est pourquoi je termine, en les modifiant pour la circonstance :


C’est sur toi que je me repose
Mon cher Analol’… George Hagon.


X


À Mademoiselle J…


Toute petite, en dépit de son âge de puberté, grassouillette et maigrelette ensemble, elle rit étourdiment, et soyez sûr qu’elle pleurerait de même. Un catogan traverse sa nuque qu’elle a frêle, mais qu’on devine devoir devenir puissante et même impérieuse un jour. Elle fume, par extraordinaire et sous les yeux d’une sœur tolérante parce qu’aimée, des cigarettes qu’a mouillées un hôte jeune et poli. Du reste, modeste, elle a des mots comme naïfs, telle une jeune fille de conte de fée. Même en ses expansions si cordiales, sa taille frêle se cambre et, s’asseyant, la chère enfant lance, pour ainsi parler, ses jambes au plafond, ingénuement.