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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/272

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souvenirs

GOSSES

I


Comme il s’était étalé — par la faute d’une jambe ankylosée — sur le pavé dur de ta rue, tu accourus, enfant qui le connaissais pour, lui, t’avoir payé des pétards à la saint Paul — afin, chétif bras, divins efforts impuissants, joints à ceux de tes camarades qui le connaissaient aussi à force de la même complicité dans la violation si charmante et qu’inoffensive ! d’un vague ordre public, — de le relever de sa chute sur ce pavé si dur donc, mais sa tête, bonne encore à quelque chose, fut, en attendant, plus dure encore. Et dès que des bras plus sérieux l’eussent restauré sur une chaise entourée de braves femmes honnêtes et autres, pleines d’offres de vulnéraires, tu le contemplas, cher enfant : joli sous tes vêtements si simples et si proprets, ce