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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/256

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TRADUIT DE BYRON


Et tu étais triste, encore je n’étais pas avec toi, et tu étais malade et je n’étais pas là près.

Moi qui croyais que joie et santé seules pouvaient être là où je n’étais pas, — douleur et chagrin ici !

Et c’est ainsi, et c’est comme j’avais prédit et ce sera de plus en plus ainsi.

Car l’esprit se replie sur lui-même et le cœur naufragé gît, froid, tandis que l’ennui recueille les dépouilles éparses.

Ce n’est ni dans l’orage ni dans la lutte que nous nous sentons accablés et que nous souhaitons de n’être plus, mais dans l’après-silence sur le rivage, quand tout est perdu dans une petite vie.

Je suis trop bien vengé, mais c’était mon droit.

Quels que pussent avoir été mes péchés, tu