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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/218

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souvenirs

à telles et telles sauces ultramodernistes, il veut encore, et peut et a pu s’instaurer le Magister, par précellence, elegantiarum.

L’hiver, c’est d’un manteau à triple ou quadruple pèlerine qu’il se drape, comme en 1830, pour subjuguer le sexe aimable ; l’été, maints boudoirs le voient s’étendre — sur des canapés tôt gémissant d’un double poids — tout de gris perle investi, cravaté de clair-tendre, bardé du faux-col moins fier mais plus rigide que son cœur tout aux belles de tous les temps.

Mais été comme hiver, erect ou supin, dès le dilicule de même que vers ces crépuscules du soir, il retient, il accapare, il absorbe la Marque ésotérique, le Sigille impollu, le seul, le vrai, l’unique et multiple et sacro-saint Monocle !

D’ailleurs pas « môme » le moins du monde, celui-ci, et il ne figure en ce travail que comme l’indispensable Deus ex machina. S’il ne fait que confiner encore non plus tout à fait à la prime adolescence, sa moustache le désigne suffisamment, double virgule ponctuant de leurs pointes terribles l’auréole qu’il a, le sacre un homme, que dis-je ? le proclame l’homme qu’il faut, QU’IL A FALLU !

Demandez plutôt à ces dames.