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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/214

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souvenirs

note » blanche le noir de la soutanelle (ou comme) hermétiquement fermée. Coiffé du pétase de feutre noir — toujours ! qu’il dispose en cône à la Salvator Rosa et qu’il porte très enfoncé, très en arrière, il contracte des airs mauvais garçon et parle volontiers socialisme. Mais ne voyons-nous pas le bellement féodal, l’admirablcment mystique, le tres décoratif Wilhelm II se pencher, non sans une grâce hautaine, sur ces questions essentiellement cordiales ?

Supporte bien une pauvreté un peu volontaire ; et, pourvu que son verre, qui est grand, s’empourpre de picon ou s’illumine d’absinthe, diurnes et nocturnes, il n’y a pas d’heures pour les braves et fi de l’opportunisme en toutes choses ! il n’a cure et peu lui chaut du souper non plus que du gîte… Et le reste ? direz-vous. Dame ! ses principes théologiques, bien qu’irréductibles, ne lui défendent pas de se tourner vers la Femme autrement que pour l’édifier. Alors, gare ! Ô ces jeunes gens !

Par exemple, je ne sais pas pourquoi je l’ai fourré dans ce cénacle de monoclés. Car bien que (peut-être parce que) puissamment myope, son œil est vierge de tout verre solitaire. L’honnête pince-nez, les nuits de vadrouille et de chapeau mou, des lunettes — pas moins ! quand