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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/199

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MES HÔPITAUX (Notes nouvelles).


On pourrait appeler cette semaine celle des visites. Trois jours où les parents, amis et « connaissances » des malades peuvent serrer la main aux tristes reclus, les embrasser et les baiser selon le degré d’intimité. C’est qu’une fête concordataire nous est échue en dehors des dimanche et jeudi de rigueur pour l’entrée libre des étrangers. Précisément ces jours-là, il est rare que je reçoive du monde, étant « porté sur le mouvement », c’est-à-dire pouvant avoir des visiteurs tous les jours indifféremment. Je profite de ces heures de loisir pour observer un peu à ma droite et à ma gauche et mon temps n’est pas toujours complètement perdu, tant le populo, j’entends l’honnête populo parisien, a d’expansion, d’abandon naïf sous son air gouailleur dans la libre expression de ses sentiments, presque de