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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/187

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JEANNE TRESPORTZ


Elle est toute petite, toute blonde, comme toute irisée et c’est d’un air mignon au possible qu’elle porte presque sur l’oreille sa toque imperceptible, d’où semble s’envoler un oiseau blanc et noir, mi-mouette et mi-colombelle. Et précisément, elle-même tient de l’oiseau jusqu’au miracle. Elle marche : c’est un oiseau qui marche ; parle-t-elle ? c’est un oiseau qui parlerait. Mais n’allez pas lui attribuer, sur ces aspects, la frivolité non plus que la gracilité de l’oiseau. Il y a du sérieux et de la carrure dans cette tête jolie, et sa conversation, pour n’être en rien pédante, sent bon d’une lieue l’esprit le plus fin poussé en pleine terre de rationnelle érudition. Méchante, non. Mais ne vous y fiez pas. L’épigramme, quand par trop provoquée, sort prompte et point